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Une nouvelle étude de l’Université de l’Etat d’Arizona (ASU) démontre que le réseau Dash peut facilement se développer « on-chain » jusqu’à dépasser la moitié des niveaux de transaction actuels de PayPal.

L’étude qui sera bientôt divulguée, sous le titre de La Propagation des Blocs Appliquée aux Réseaux Nakamoto, examine la viabilité du développement du réseau Dash vers des niveaux de masse « on-chain » essentiellement via l’augmentant la taille des blocs. Le document examine plus spécifiquement les techniques de propagation pour réduire le nombre élevé du taux d’orphelins:

« Nous avons découvert que la propagation des blocs xthin peut supporter le réseau Dash avec une capacité qui dépasse celle du protocole Dash d’origine d’au moins un ordre de magnitude.

Nous estimons que les blocs compacts peuvent également soutenir cette capacité. Toutefois, les blocs compacts ne semblent pas fonctionner aussi bien lorsque la taille des blocs augmente. Nous avons également découvert que la propagation traditionnelle des blocs se heurtait à deux limitations à grande ampleur. Les limites impliquent les motivations économiques des mineurs ainsi que l’instabilité du réseau. »

L’étude conclut que Dash peut facilement se développer vers des blocs de 10mb avec un taux d’orphelins de seulement 0,1%. L’intervalle des blocs de Dash est de 2,5 minutes, par rapport à celui du Bitcoin qui est de 10, rendant cette taille de blocs à peu près similaire à une taille de bloc Bitcoin de 40mb. D’après le co-auteur de cette étude, le Dr. Darren Tapp, cela augmenterait la capacité de Dash lui permettant de rivaliser avec d’importants réseaux de paiement internationaux :

« Des blocs de 10MB pourraient traiter à environ 120 tx/sec. C’est juste au-dessus de la moitié de ce que PayPal traite en moyenne. »

Le réseau Bitcoin traite actuellement environ 2,3 transactions par seconde, alors qu’Ethereum en traite environ 8,7. Le réseau Dash se situe actuellement bien en-dessous de sa capacité maximale, à environ une transaction toutes les 5 secondes.

L’étude valide la prise d’ampleur “on-chain”, et montre que Dash peut se développer à des niveaux de réseau de paiement de masse

L’étude de l’ASU sur la propagation des blocs de Dash montre la viabilité sur le long-terme d’une approche de développement « on-chain » pour les réseaux de paiement en expansion. Sur base de cette étude et des investigations préliminaires pour des recherches futures, le Dr. Tapp est optimiste quant à la capacité de Dash à se développer bien au-delà des tailles de blocs de 10mb étudiés :

« Je suis très optimiste. Cette étude représente juste une petite partie de l’ensemble de nos connaissances. Peter Rizun et Andrew Stone ont démontré que la propagation de blocs xthin peut supporter des blocs de taille bien plus importants. De plus, Brian Levine, et George Bissias montrent d’importants progrès dans la propagation de blocs graphène. Si des optimisations de logiciels sont apportées, je pense que Dash pourra supporter de plus grandes quantités sans mise à jour majeure de hardware. Bien entendu, l’atout de Dash réside dans le fait que si des développements de hardware sont un jour nécessaires, les moyens seront disponibles pour Dash. »

Le Dr. Tapp pense qu’une prise d’ampleur « on-chain » sur le long-terme, est une solution viable pour un réseau de paiement international comme ce que Dash aspire à devenir. Il estime que cette méthode sera probablement plus considérée que des méthodes de développement alternatives :

« Oui, je pense que la prise d’ampleur « on-chain » est une solution viable. Je crois que dans les années à venir, nous verrons que la prise d’ampleur « on-chain » est plus viable que d’autres techniques de développement qui sont explorées. »

Dash vs. le Lightning Network de Bitcoin

Pour traiter les questions de développement auxquelles le réseau Bitcoin est confronté, sans devoir mettre en place des solutions de développement « on-chain », la principale solution “off-chain” qui a été explorée est le Lightning Network, un réseau de canaux de paiements “off-chain” qui réalisent des transactions classiques “off-chain” tout en appliquant les règlements « on-chain » occasionnellement. Le Dr. Tapp voit cela comme une solution de moins bonne qualité à l’approche de prise d’ampleur « on-chain » poursuivie par Dash:

« L’ingéniosité du modèle Bitcoin original réside dans le fait qu’il fonctionne dans un équilibre Nash stable. L’introduction de transactions de sanction sur le Lighting Network est la preuve évidente d’un éloignement de l’équilibre de Nash. Je suis reconnaissant envers Dash de financer des recherches examinant la cadence à laquelle les transactions peuvent être supportées sans perturber l’équilibre initial.

J’espère que le développement « on-chain », en combinaison avec les portefeuilles SPV, poursuivi par Dash et par d’autres fournira des solutions de paiement plus simples et plus sécurisées de manière générale, par rapport au Lightning Network. »

Le Lightning Network est utilisé dans le réseau Bitcoin, mais n’a pas encore atteint à ce jour une forte adoption. Dans les utilisations actuelles, il renferme des inconvénients importants lorsqu’on le compare à des transactions “on-chain”, en ce compris des problèmes de sécurité et de routage.

La recherche universitaire comme élément clé de la future croissance de Dash

La plus grande partie des études réalisées sur les réseaux de chaines de blocs a porté sur le thème spécifique du Bitcoin, sur base desquelles d’autres cryptomonnaies similaires ont tiré leurs propres conclusions. D’après le Dr. Tapp, il est important de réaliser ce type de recherches de manière spécifique pour certaines cryptomonnaies telles que Dash, plutôt que de simplement appliquer une recherche spécifique au Bitcoin:

« Je suis persuadé que c’est important. Si Peter Rizun déclare que le Bitcoin Cash peut supporter un bloc de 1GB toutes les dix minutes, laissez-moi en déduire naïvement que Dash peut supporter des blocs de 250MB toutes les deux minutes et demi. Je voudrais cependant tester cette hypothèse naïve avant d’entreprendre sa production. Je ne serais pas surpris si le traitement d’un bloc plus petit mais à une fréquence plus élevée permettrait un rendement des transactions plus élevé. »

Nakul Chawla, co-auteur de l’étude, pense également que Dash a besoin de recherches spécifiques s’il doit un jour être considéré comme un réseau de paiement international par les entreprises et les utilisateurs à travers le monde:

« Je pense qu’il ne serait pas opportun de développer un réseau de paiement international sans connaître les limites de saturation. Des idées qui ont l’air judicieuses en théorie doivent être testées à titre expérimental afin de prouver leur potentiel. Nous avons effectué des recherches similaires, lors desquelles nous avons pris les deux technologies que la plupart des réseaux pourraient un jour adopter, et les avons confrontées lors d’un test de stress.

Les consommateurs qui utilisent une certaine technologie aujourd’hui pourraient très facilement migrer vers une toute autre technologie s’ils n’en tirent pas le meilleur ou s’ils ne se sentent pas en sécurité pour le futur. Pour qu’ils investissent dans un paiement international comme Dash, et qu’ils l’utilisent pour leurs paiements quotidiens, ils doivent savoir que l’équipe investit de son temps pour produire un réseau évolutif expérimental et pragmatique. »

A plusieurs reprises, Dash a investi dans la recherche à long terme, notamment en fondant le labo ASU de recherche sur les chaînes de blocs qui a élaboré cette étude sur le développement et distribué des subventions de recherche . Le créateur de Dash, Evan Duffield a également créé les “Dash Labs” pour étudier le développement du réseau sur le long terme.